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Desnos & l'art forain sur Arte

D’hier à aujourd’hui, des stands illuminés aux réserves des musées, Marc Bellini, lui-même descendant d’une lignée de forains, explore la richesse de cet univers singulier et son influence méconnue sur l’histoire de l’art. Avec Carole Aurouet, spécialiste des rapports entre poésie et cinéma.



C’est en poussant les portes des ateliers de peintres et décorateurs forains que Marc Bellini a pris conscience de la force de leurs traditions créatrices et de l’attraction que ce monde exubérant a exercée sur les plus grands artistes de leur temps. De la Foire paysanne (1570) du Flamand Pieter Balten, où se croisent marchands, badauds et saltimbanques, au tourbillon coloré du Manège de cochons (1922) de Robert Delaunay, en passant par les deux panneaux réalisés en 1895 par Toulouse-Lautrec pour la baraque de la Goulue à la Foire du Trône, à Paris, de nombreux tableaux témoignent de l’inclination des peintres pour la fête foraine. La photographie, notamment surréaliste, a également trouvé un terrain d’expression dans ces allées où s’épanouit la bizarrerie, à l’image des Vénus de Man Ray et Erwin Blumenfeld, têtes réelles sur corps sculptés, qui s’inspirent des "passe-têtes" des forains. Ces derniers ont en outre contribué à la naissance de l’industrie cinématographique, en diffusant des œuvres et en produisant leurs propres films, entre sensations fortes et exploration des marges avec l’exhibition des "phénomènes".
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